Enfant travaillant à son bureau avec sa mère en arrière-plan, illustration sur le TDAH et l’hypnose

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TND : accompagner l’enfant sans culpabiliser les parents

TDAH enfant et hypnose : lorsqu’un enfant présente un trouble du neurodéveloppement, les parents peuvent rapidement avoir le sentiment de devoir tout gérer. Les rendez-vous, les devoirs, les routines, les oublis, les émotions débordantes… Le quotidien peut progressivement s’organiser autour des difficultés de l’enfant.

Mais une chose doit être clairement rappelée : les parents ne sont pas responsables du TND de leur enfant.

Le TDAH, les troubles du spectre de l’autisme, les troubles DYS ou encore le trouble développemental de la coordination sont des troubles du neurodéveloppement. Ils ne sont pas la conséquence d’un manque d’autorité ou d’une mauvaise éducation.

Quand toute la famille s’adapte au trouble

Lorsqu’un enfant rencontre des difficultés d’attention, d’organisation ou de régulation émotionnelle, les parents mettent naturellement en place des stratégies pour l’aider.

Ils rappellent les consignes.

Ils vérifient.

Ils anticipent.

Ils préparent.

Ils répètent.

Ils accompagnent les devoirs.

Ils évitent certaines situations trop difficiles.

Ces adaptations peuvent être nécessaires et utiles. Le problème apparaît parfois lorsque, avec le temps, l’adulte finit par faire systématiquement à la place de l’enfant.

Aider ou faire à la place ?

Prenons l’exemple d’un enfant qui oublie régulièrement ses affaires.

Au départ, le parent vérifie avec lui son cartable pour éviter les oublis. C’est une aide pertinente.

Mais si, année après année, le parent prépare lui-même toutes les affaires, contrôle chaque devoir et intervient dès qu’un problème apparaît, l’enfant a moins d’occasions d’expérimenter ses propres stratégies.

Cela ne signifie pas que le parent a mal agi.

Il a probablement fait ce qui lui semblait nécessaire à un moment donné.

La question devient alors : quelles aides sont encore nécessaires aujourd’hui et lesquelles pourraient progressivement être retirées ?

Le risque de la surcompensation

Accompagner un enfant avec un TND demande souvent de trouver un équilibre entre soutien et autonomie.

Un enfant présentant un TDAH peut avoir besoin de rappels et d’un environnement structuré. Les recommandations de prise en charge soulignent d’ailleurs l’importance des adaptations et de l’accompagnement de l’enfant et de sa famille.

Mais l’objectif n’est pas de supprimer toutes les difficultés à sa place.

Il peut être plus intéressant de réfléchir avec l’enfant à des stratégies qu’il pourra progressivement utiliser lui-même : une routine, un repère visuel, une méthode pour préparer ses affaires ou encore une façon de revenir au calme lorsqu’une émotion devient trop forte.

L’autonomie se construit progressivement

L’autonomie ne signifie pas « se débrouiller seul ».

Pour certains enfants, elle passe d’abord par des supports et des adaptations. Puis, lorsque l’enfant maîtrise davantage une stratégie, l’aide de l’adulte peut progressivement diminuer.

L’objectif n’est donc pas de retirer brutalement les accompagnements, mais de les ajuster aux capacités et aux besoins de l’enfant.

TDAH et vie familiale : quelle place pour les parents ?

Il est facile de donner des conseils aux parents : instaurer des routines, poser un cadre, rester constant, valoriser les efforts…

Mais appliquer ces conseils au quotidien peut être beaucoup plus difficile.

Les parents doivent parfois composer avec les devoirs, les rendez-vous, l’école, les frères et sœurs, leur travail et leur propre fatigue.

Or la fatigue parentale peut modifier la façon dont on réagit.

On répète.

On s’agace.

On hausse le ton.

Puis on culpabilise.

Cela ne signifie pas que les parents sont responsables des difficultés de leur enfant. Cela montre simplement que l’environnement familial fait lui aussi partie de l’accompagnement.

Les recommandations concernant le TDAH prennent d’ailleurs en compte la famille et proposent notamment des programmes d’accompagnement des parents.

Quand l’enfant se comporte différemment selon les lieux

Une remarque revient parfois chez les parents :

« À l’école, ça se passe bien. À la maison, c’est beaucoup plus compliqué. »

Cela peut être déstabilisant.

Pourtant, un enfant peut mobiliser beaucoup d’efforts dans un environnement structuré puis relâcher la pression lorsqu’il retrouve un cadre familier.

Il ne faut donc pas conclure trop rapidement que les difficultés viennent de la façon dont les parents l’éduquent.

À l’inverse, toutes les difficultés rencontrées à la maison ne doivent pas automatiquement être attribuées au TND. Observer les situations dans leur ensemble permet d’éviter aussi bien la culpabilisation que l’explication systématique par le trouble.

Quelle place pour l’hypnose chez l’enfant avec un TDAH

L’hypnose ne répare pas un trouble neurodéveloppemental et ne remplace pas le suivi médical, psychologique ou paramédical lorsqu’il est nécessaire.

Elle peut toutefois être envisagée comme un accompagnement complémentaire, centré sur certaines difficultés rencontrées par l’enfant.

L’hypnose et la concentration

Dans le cadre d’un accompagnement, des exercices d’hypnose peuvent être utilisés pour aider l’enfant à expérimenter différentes façons de mobiliser son attention et de retrouver plus facilement son calme.

L’objectif n’est pas de faire disparaître le TDAH, mais de travailler sur certaines situations concrètes qui peuvent être difficiles pour lui.

Favoriser la régulation émotionnelle

La colère, la frustration, l’impatience ou le découragement peuvent également prendre beaucoup de place dans le quotidien de certains enfants.

L’hypnose peut alors servir de support pour aider l’enfant à mieux identifier ce qu’il ressent et à développer ses propres ressources pour traverser ces moments.

L’accompagnement est adapté à son âge, à sa personnalité et à ce qui lui parle. Chez l’enfant, l’imaginaire, le jeu, les histoires ou encore ses centres d’intérêt peuvent notamment servir de supports.

TDAH enfant et hypnose : accompagner sans culpabiliser

La question n’est finalement pas de savoir si les parents font « trop » ou « pas assez ».

Il s’agit plutôt de comprendre ce qui aide réellement l’enfant aujourd’hui.

Certaines adaptations vont être indispensables. D’autres pourront progressivement évoluer. Et certaines habitudes familiales pourront être questionnées sans que cela signifie que les parents ont mal fait.

Le TND n’est pas une faute parentale.

Mais l’environnement peut devenir un véritable levier pour favoriser l’autonomie, la confiance et le quotidien de l’enfant.

C’est dans cette recherche d’équilibre que différents professionnels peuvent avoir leur place, chacun dans son domaine : médecins, psychologues, orthophonistes, psychomotriciens, ergothérapeutes, enseignants et autres professionnels de l’accompagnement.

L’objectif commun reste le même : aider l’enfant sans demander aux parents de devenir eux-mêmes thérapeutes à temps plein.

Haute Autorité de Santé – TDAH : repérer la souffrance, accompagner l’enfant et la famille : source particulièrement pertinente pour les parents et les professionnels. Consulter les recommandations de la Haute Autorité de SantéAmeli – Les troubles du neurodéveloppement de l’enfant : définition des TND et présentation des différents troubles concernés. Comprendre les troubles du neurodéveloppement chez l’enfant

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